Interview du président de Rennes 2 18 mai 2018

Françoise Gatel, Sénatrice d’Ille-et-Vilaine, réagit à l’interview du président de Rennes 2 parue dans le journal Ouest France du 18 mai 2018 faisant suite à l’annulation des examens jeudi matin en raison d’un blocage étudiant.

A raison, le président de l’université de Rennes 2 a corrigé mon erreur bien involontaire sur le nombre d’étudiants inscrits dans cette université.

Toutefois, la vraie préoccupation ne devrait-elle pas être plutôt l’angoisse des étudiants fortement pénalisés et mis en difficulté par l’annulation des examens ?

La situation dans cette université est incompréhensible et grave.
Françoise Gatel, Sénatrice d’Ille-et-Vilaine, réagit à l’interview du président de Rennes 2 parue dans le journal Ouest France du 18 mai 2018 faisant suite à l’annulation des examens jeudi matin en raison d’un blocage étudiant.

A raison, le président de l’université de Rennes 2 a corrigé mon erreur bien involontaire sur le nombre d’étudiants inscrits dans cette université.

Toutefois, la vraie préoccupation ne devrait-elle pas être plutôt l’angoisse des étudiants fortement pénalisés et mis en difficulté par l’annulation des examens ?

La situation dans cette université est incompréhensible et grave.

Si un président d’université ne peut empêcher une minorité d’agitateurs d’entraver gravement l’exercice de la liberté d’une majorité d’étudiants, comment expliquer que dans beaucoup d’universités les blocages ont pu être levés ? Rappelons qu’il revient au président d’un établissement universitaire, et à lui seul, d’y assurer le maintien de l’ordre public.

Si certains acceptent que l’université devienne une zone de non droit où ne peuvent pas se dérouler des examens, peut-on aussi rappeler que les présidents d’université, les enseignants, sont des fonctionnaires de l’Etat soumis à certaines obligations du droit de la fonction publique ? Le chantage au boycott de certains professeurs en cas de présence policière sur le campus est assez surprenant compte tenu de leur mission légale de s’assurer du contrôle des connaissances de leurs étudiants.

Si on déclare se mobiliser pour défendre la réussite des étudiants à choisir leur avenir, qui peut regretter la situation précédente du tirage au sort, absurde et particulièrement injuste, et le fait qu’aujourd’hui seul 1/3 des étudiants valide leur première année d’étude ?

La situation de Rennes 2 n’est pas, comme le dit si étrangement son président, "un dossier", mais un sinistre humain et démocratique où des agitateurs nihilistes imposent leur loi. Dans son interview au journal Ouest France, le président de Rennes 2 parle du manque de courage des élus locaux. Il les connaît bien mal ! Si, comme un président d’université, les élus locaux ont librement accepté des responsabilités, eux, les assument et ne font jamais prévaloir des considérations corporatistes ou syndicales sur leurs devoirs.



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