Intervention lors du débat sur l’avenir de l’industrie agroalimentaire 12 mars 2015

agro
L’agroalimentaire est une filière stratégique représentant 16000 entreprises dont 97% de PME, près de 500000 emplois et solde commercial positif de 8 milliards d’euros par an.

Longtemps fer de lance de notre économie, le secteur souffre aujourd’hui d’une perte de compétitivité et de réelles faiblesses : niveau de prélèvement sur les entreprises trop élevé, coût du travail, concurrence avec certains pays européens, etc.
L’agroalimentaire est une filière stratégique représentant 16000 entreprises dont 97% de PME, près de 500000 emplois et solde commercial positif de 8 milliards d’euros par an.

Longtemps fer de lance de notre économie, le secteur souffre aujourd’hui d’une perte de compétitivité et de réelles faiblesses : niveau de prélèvement sur les entreprises trop élevé, coût du travail, concurrence avec certains pays européens, etc.

Pour encourager et soutenir cette filière, j’ai identifié cinq leviers :

- l’exportation : Il nous faut une véritable diplomatie économique, avec une action plus cohérente et plus efficace au service des entreprises afin d’ouvrir et faciliter l’accès aux marchés étrangers. Beaucoup d’entrepreneurs déplorent le manque de lisibilité du dispositif public d’aide à l’export ou de la redondance des actions publiques. Il faudrait réfléchir à un guichet unique destiné à guider et accompagner les candidats entre les différents types d’aides existantes.

- alléger les lourdeurs administratives et harmoniser les réglementations sanitaires et environnementales : la France, par sa surenchère normative, au-delà des exigences communautaires, et l’interprétation tatillonne voire parfois locale des textes réglementaires, fabrique une machine à perdre et pénalise l’export au profit de nos concurrents.

- développer l’attractivité des métiers et baisser le coût du travail en valorisant l’Industrie agroalimentaire, la diversité de ses métiers, mais aussi en adaptant les dispositifs de formation pour une meilleur adéquation entre l’offre et la demande et construire des parcours professionnels.

- moderniser le secteur et soutenir l’innovation : il faut encourager les initiatives innovantes telles que la Milk Valley dans le Grand Ouest, qui associe industriels et chercheurs dans un pôle de compétence international ou encore le groupe Tilly qui a fait le pari de l’innovation avec un projet à forte valeur ajoutée, résultats de décennies de recherche locale sur les molécules d’algues. L’intégration du numérique dans les stratégies commerciales et marketing des entreprises représente également un potentiel énorme de développement.

- lutter contre les abus de la grande distribution : à un moment où le marché intérieur stagne, la guerre des prix qui règne entre les grands opérateurs de la distribution est une folie destructrice. Le rapprochement de puissantes centrales d’achat écrase tout simplement les producteurs. Les pouvoirs publics doivent faire preuve d’une vigilance accrue afin d’assurer la régularité et l’équité des transactions dans la chaîne alimentaire.

Le Gouvernement doit initier un pacte d’avenir et de confiance entre tous les acteurs concernés (salariés, consommateurs, pouvoirs publics, chercheurs, industriels…) afin de pérenniser une filière garante de performance économique, de cohésion sociale et d’une organisation territoriale équilibrée .



Toutes mes actus