PLFSS pour 2015 des mesures de financement qui échouent à préserver notre système social décembre 2014

A l'occasion du Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015, j'ai interpellé le gouvernement sur ses projets de financement de la protection sociale. Aucun ne correspond à la conjoncture économique actuelle. Pire encore, les mesures de financement proposées par le gouvernement ne répondent pas à l’enjeu majeur : préserver le système social pour les générations futures.
A l'occasion du Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015, j'ai interpellé le gouvernement sur ses projets de financement de la protection sociale. Aucun ne correspond à la conjoncture économique actuelle. Pire encore, les mesures de financement proposées par le gouvernement ne répondent pas à l’enjeu majeur : préserver le système social pour les générations futures.

Entre 2010 et 2013, nous avons connu une baisse du déficit des comptes sociaux de 30 à 15 milliards d’euros, une amélioration qu’il faut saluer. Seulement, depuis, le déficit stagne et rien ne semble fait pour le résorber.

L’inaction du gouvernement se confond avec son incapacité à prévoir l’évolution économique de manière cohérente. Le projet d’opérer plus de 9,6 milliards de réduction des dépenses pour l’année 2014-2015 est fondé sur des prévisions de croissance économique -et principalement de masse salariale- bien trop optimistes. Le Gouvernement annonce ainsi une augmentation de 2% de la masse salariale, c’est plus réaliste que les 2,2% prévus l’année dernière mais encore trop optimiste au regard des 1,6% finalement obtenus en 2014.

Une véritable incertitude plane donc sur les recettes de la Sécurité sociale. Pis encore, elle se commue en doute sérieux à la lecture plus attentive du texte. Un manque criant de cohérence apparaît, en effet, dans les plans gouvernementaux puisque sur les 9,6 milliards prévus, au mieux, 6 milliards peuvent être retracés. Mais où sont passés les milliards manquants ? Plus inquiétant encore, ces problèmes d’incohérences empêchent les parlementaires de se préoccuper des problèmes actuels des Français : aucune nouveauté sur les questions de la désertification médicale, la permanence des soins... A ne rien faire, on finit par faire empirer des situations déjà dramatiques.

Devant de telles incohérences et inquiétudes, il est nécessaire de mettre en place des réformes réellement ambitieuses. Seuls des réajustements combinés de la CSG ou de la TVA ainsi que la réintroduction de la journée de carence des fonctionnaires -supprimée pour des raisons purement idéologiques- permettront de préserver un système de protection sociale satisfaisant. Une réelle réforme structurelle est, à mon avis, inévitable.



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