L’Appel de Marseille pour les libertés locales 27 septembre 2018

Non l'appel de Marseille pour les libertés locales rassemblant régions, départements, communes n’est pas une fronde de la part de barons locaux qui défieraient Paris, mais un appel solennel au dialogue et à un pacte de confiance entre l’Etat et les élus locaux. Ce dialogue est la condition de la réussite de notre pays.

Les élus locaux ne sont pas les sous-traitants, ni des exécutants de décisions prises par un Etat central qui ignore les réalités des territoires et leur diversité.
Le Gouvernement actuel n’est pas responsable du chamboule-tout territorial, de la baisse continue des ressources des communes du précédent quinquennat qui expliquent largement la lassitude des élus. Mais ce Gouvernement a le devoir et la responsabilité de remettre le pays en marche et il échouera s’il ne considère pas les collectivités comme des partenaires. Un pays est un être vivant qui marche bien quand il s’appuie sur ses 2 jambes, celle de l’Etat régalien et celle des collectivités, qui font la France du quotidien et de la solidarité.
Non l'appel de Marseille pour les libertés locales rassemblant régions, départements, communes n’est pas une fronde de la part de barons locaux qui défieraient Paris, mais un appel solennel au dialogue et à un pacte de confiance entre l’Etat et les élus locaux. Ce dialogue est la condition de la réussite de notre pays.

Les élus locaux ne sont pas les sous-traitants, ni des exécutants de décisions prises par un Etat central qui ignore les réalités des territoires et leur diversité.
Le Gouvernement actuel n’est pas responsable du chamboule-tout territorial, de la baisse continue des ressources des communes du précédent quinquennat qui expliquent largement la lassitude des élus. Mais ce Gouvernement a le devoir et la responsabilité de remettre le pays en marche et il échouera s’il ne considère pas les collectivités comme des partenaires. Un pays est un être vivant qui marche bien quand il s’appuie sur ses 2 jambes, celle de l’Etat régalien et celle des collectivités, qui font la France du quotidien et de la solidarité.

Alors que la capacité à agir, l’efficacité supposent souplesse, agilité, adaptation continue, notre pays continue à formater, uniformiser, standardiser son organisation territoriale en décidant depuis Paris de ce qui est bon pour tout le pays, ignorant que la mer n’est pas la montagne !
Plutôt que de s'indigner et d’évoquer un vent de fronde et d’hostilité, le Gouvernement devrait se saisir de cet appel qui résonne comme une affirmation de leur capacité à être reconnus pour ce qu’ils sont, des acteurs de la réussite de la France : les élus locaux ne sont pas un problème, ils sont une solution. Et les territoires sont l’avenir de la France, car c’est l’espace de la responsabilité, de la proximité, et de l’efficacité.
L’Etat ne cesse d’affirmer la nécessité de libérer les énergies, de faciliter, de simplifier à l’image du projet de loi Pacte sur l’économie en cours de discussion à l’Assemblée ; mais il continue allègrement à formater et corseter les collectivités, cherchez l’erreur !

Curieusement, le Gouvernement conteste l’expression des élus locaux, crispant les relations et contraignant les élus à hausser le ton pour tenter de se faire comprendre ; alors qu’il devrait saisir cet appel comme une chance de restauration de la confiance pour conduire ensemble, Etat et collectivités, en partenaires associés et responsables, la réussite de notre pays.
Alors cet appel sera-t-il une fusée de détresse perdue dans l’océan de la technostructure ou une main tendue et saisie pour le meilleur ? L’Etat est-il capable de laisser les territoires respirer et de dire " Chiche, on y va ! » ?



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